• Joyeux Noël  à tous 
    les Croqueurs de mots

    petite poésie de dernière minute..... 
    modifiée in extrèmis puisqu'il faut l'écrire soi même..
    (je ne voudrais en aucun cas me faire rabrouer par  Maître Bruno!

    Néon n'ayant aucune envie de travailler pendant ses vacances,
     "Bleue..." la Tricotine faut qu'elle  s'y colle  !!!

    rose bleue

    Que ce Noël vous soit doux
    plein de bonheur et de houx
    pour les petits choux des joujoux
    surtout pas de poux!
    les grands seront sûrement sur les genoux
    avec  des yeux de hiboux
    d'avoir attendu si longtemps
    le père Noël et pourtant...
    Tricotinette partie vers la Villette
    avec sa valisette 
    redevenue midinette
    chez sa zizinette
    pense bien à vous,
    vous souhaite de joyeuses Fêtes!!

    Croquez! Croquez!
     "les croqueurs"
    tant qu'il y a du bonheur!


    bizzoux doux, choux, joujoux, poux, hiboux, genoux......






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  • Pour notre pause Poésie du Jeudi
       chez
    les Croqueurs de mots

    François Villon
     (1431-après 1463)
           Poète français du Moyen Âge,
    auteur de la célèbre Ballade des pendus,
    qui est considéré comme l’un des pères de la poésie moderne


    L'Épitaphe de Villon 
     " Ballade des pendus "

    Frères humains, qui après nous vivez,
    N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
    Car, si pitié de nous pauvres avez,
    Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
    Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
    Quant à la chair, que trop avons nourrie,
    Elle est piéça dévorée et pourrie,
    Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
    De notre mal personne ne s'en rie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    Se frères vous clamons, pas n'en devez
    Avoir dédain, quoique fûmes occis
    Par justice. Toutefois, vous savez
    Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
    Excusez-nous, puisque sommes transis,
    Envers le fils de la Vierge Marie,
    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
    Nous préservant de l'infernale foudre.
    Nous sommes morts, âme ne nous harie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    La pluie nous a débués et lavés,
    Et le soleil desséchés et noircis.
    Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
    Et arraché la barbe et les sourcils.
    Jamais nul temps nous ne sommes assis
    Puis çà, puis là, comme le vent varie,
    A son plaisir sans cesser nous charrie,
    Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
    Ne soyez donc de notre confrérie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
    Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
    A lui n'ayons que faire ne que soudre.
    Hommes, ici n'a point de moquerie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !



    Pas bien gai je le conçois
    mais chanté par Serge Reggiani




    ça reste imprégné dans les tissus,
     même ceux de Tricotine !
     

    26 commentaires
  • les idées de Bruno fusent !!! 
    son Néon est au plafond !!!

    voilà que Tricotine se sent revenir à la poésie un peu oubliée depuis quelques années,
     mais il reste quelques poèmes en mon coeur
    et dans ma tête qui m'ont émue toute jeune quand je les ai lus ou étudiés en classe.

    alors partageons pour ce premier Jeudi .....
    euh vu l'heure nous dirons vendredi
     un poème de Paul Eluard
    (il y en a quelques uns que j'aime beaucoup , vous risquez de faire over dose )

    celui-ci est mon préféré


    yeux

    illustration : www.animated-gifs.eu 
    La Courbe de tes yeux

    La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
    Un rond de danse et de douceur,
    Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
    Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
    C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
    Feuilles de jour et mousse de rosée,
    Roseaux du vent, sourires parfumés,
    Ailes couvrant le monde de lumière,
    Bateaux chargés du ciel et de la mer,
    Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
    Parfums éclos d'une couvée d'aurores
    Qui gît toujours sur la paille des astres,
    Comme le jour dépend de l'innocence
    Le monde entier dépend de tes yeux purs
    Et tout mon sang coule dans leurs regards

                                                   Paul Eluard


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